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La FFM, les PDIRM dans la lettre Sports & Nature

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Mouss
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MessageSujet: La FFM, les PDIRM dans la lettre Sports & Nature   Ven 7 Déc à 12:21

Les loisirs motorisés, alors qu'ils n'intéressaient qu'un nombre limité de passionnés de moto verte et de 4x4, connaissent depuis quelques années un essor considérable. Attrait pour les espaces naturels, besoin d'évasion,
envie de découvrir de nouveaux territoires animent de plus en plus de pratiquants notamment les propriétaires de quads dont l'usage sur les voies ouvertes à la circulation a été rendu possible et dont la conduite semble de prime abord facile et ludique. L'effet démultiplicateur du quad sur les "pratiques vertes motorisées" a eu pour conséquence de stigmatiser les loisirs motorisés et d'augmenter les conflits d'usage, parfois à l'excès.
Très tôt, la Fédération française de motocyclisme (FFM) s'est inquiétée de ces difficultés, comme d'autres organismes.
Agissant en responsabilité, la FFM s'est engagée dans un plan d'actions en direction de ses compétiteurs et de ses dirigeants, mais également en direction de l'ensemble des pratiquants et des organisateurs de balades ou randonnées quad et moto : campagnes de sensibilisation "Je roule nature", "Guide des bonnes pratiques", carte "guidon vert", "Référentiel national d'organisation des balades et randonnées vertes", création d'une qualification professionnelle "Guide quad", réduction des émissions sonores, mobilisation des professionnels de l'industrie et du commerce…
Au-delà de ces actions, il était nécessaire d'envisager des solutions techniques proches des réalités de terrain pour maîtriser ce développement qui semble toutefois marquer le pas comme l'indique une baisse sensible des ventes. Aussi, la mise en oeuvre de Plans départementaux d'itinéraires de randonnées motorisées (PDIRM), instaurés par la loi dite Lalonde (1991), est apparue, pour les ministères
en charge des Sports (MSJS) et de l'Ecologie (MEDAD), comme une disposition à expérimenter. Tout naturellement et dans la continuité de son action, la FFM s'est portée candidate pour participer à cette expérimentation.
Cette lettre du réseau des sports de nature traite d'une perspective et de
solutions acceptables par les "pratiquants motorisés" par la mise en place
du PDIRM, en proposant des itinéraires attractifs tant du point de vue de leur longueur que de l'intérêt des sites traversés sans effet dommageable sur l'accès des autres voies ouvertes à la circulation publique. En contrepartie et au-delà d'un respect strict de la réglementation et des
autres usagers, les "pratiquants motorisés" doivent accepter de se voir limiter l'accès aux espaces les plus sensibles.
Il conviendra à l'usage de veiller à la pertinence de ce dispositif au regard de la sécurité des personnes et de l'impact sur l'environnement. A défaut, les partenaires engagés dans cette expérimentation, dont le Pôle ressources national des sports de nature qui apporte l'expérience vécue sur les CDESI et PDESI, auront à imaginer des solutions alternatives.

Jean-Thierry COURTY
DTN adjoint à la FFM



Contexte
La loi n°91-3 du 03 janvier 1991 dite "loi Lalonde" régit la circulation des véhicules à moteur dans les espaces naturels.
Tous les outils offerts par cette loi n'ont pas été utilisés et en particulier
aucun PDIRM, pourtant compétence du département, n'a été mis en oeuvre.
L'information sur le statut des voies ouvertes à la circulation du public est
restée insuffisante auprès des pratiquants et des détenteurs de pouvoir de
police. Au-delà, l'homologation des quads a conduit à une forte croissance
du nombre de pratiquants posant parfois des situations de conflits d'usages. Pour autant, les sports motorisés se pratiquent, dans le respect de la législation en vigueur, en espace naturel. Par ailleurs, la promotion et le développement des activités physiques et sportives sont reconnus d'intérêt général. Il est cependant admis que les conditions de la maîtrise du développement des sports motorisés sont plus exigeantes que celles des activités non motorisées.
L'organisation de cette pratique doit être recherchée en veillant au strict respect des propriétaires et des autres usagers, des réglementations concernées et des objectifs de préservation de l'environnement.
L'expérience acquise par les conseils généraux dans le cadre de la réalisation du PDIPR et de l'installation des CDESI, notamment par le recours à une large concertation, constitue un contexte favorable à l'expérimentation du dispositif.
Les principes du PDIRM Ni “parcage”, ni exception aux principes d'interdiction de pratique en dehors des voies ouvertes à la circulation publique ou des terrains spécialisés, le PDIRM recense des itinéraires de pratique des randonnées motorisées qui utilisent des voies publiques (routes), des chemins ruraux proposés par les communes propriétaires et rendus inaliénables du fait de leur inscription au PDIRM (comme pour les PDIPR) ou des voies privées, avec l'accord de leur propriétaire. Le respect de la réglementation est au préalable indispensable à la réussite du PDIRM. Le plan identifie des itinéraires intéressants pour les pratiquants, compatibles avec les objectifs de protection de l'environnement et respectueux du droit. Ce plan n'a vocation ni à interdire la fréquentation des itinéraires non inscrits au PDIRM, ni à générer une offre susceptible d'accroître le nombre de pratiquants.
Méthode et objectifs Quatre conseils généraux (Aude, Drôme, Bas-Rhin et Seine et Marne) ont souhaité expérimenter la mise en oeuvre d'un PDIRM en appui sur un comité de pilotage national rassemblant les ministères en charge des sports (MSJS) et de l'Ecologie (MEDAD), l'Assemblée des départements de France (ADF), le Comité national olympique et sportif (CNOSF), la Fédération française de motocyclisme (FFM) et France nature environnement (FNE). La Fédération française de randonnée pédestre (FFRP) vient de rejoindre ce groupe de travail.
Il s'agit pour les départements de réaliser un PDIRM opérationnel et de formaliser les résultats de cette expérimentation, les obstacles rencontrés et les solutions apportées.
Bien entendu, le principe de l'expérimentation permet d'envisager tout autant son succès que son échec. Dans le premier cas, les méthodes utilisées seront diffusées, à l'image de ce qui a été réalisé pour le déploiement des dispositifs CDESI/PDESI. Dans le second cas, les apprentissages collectifs permettront d'argumenter sur l'opportunité d'une adaptation de la réglementation en vigueur. La fin de l'expérimentation est
prévue pour l'été 2008.

Premiers enseignements
Conciliation des usages Les qualités requises pour un itinéraire de randonnée motorisée sont proches de celles des itinéraires de randonnées non motorisées. Naturellement, ces différents usagers se retrouvent parfois sur les mêmes chemins. Il n'existe pratiquement pas, sauf dans de rares cas fondés sur des problèmes de sécurité ou de respect de l'environnement, de réglementation permettant d'affecter des chemins exclusivement à un type de pratique.
Sauf mesure de police, les chemins ruraux sont légalement accessibles aux engins motorisés, quel que soit leur aspect physique, à la condition que leur pratique ne dégrade pas le chemin. Pour les chemins privés, le propriétaire peut autoriser tout type de fréquentation, en privilégier une, voire les interdire toutes.
Une large concertation entre les différents usagers, dans le cadre de la CDESI le cas échéant, semble donc le seul gage d'une répartition équilibrée et acceptable des flux. Le CNOSF, en tant que représentant de l'ensemble du mouvement sportif, est favorable à la mise en oeuvre des PDIRM et participe à leur expérimentation.

Prise en compte de la réalité des pratiques et des intérêts des pratiquants
Les larges voies carrossables, parfois revêtues, ne présentent qu'un intérêt relatif pour les pratiquants de randonnée motorisée. Ils sont pour certains à la recherche d'itinéraires plus tortueux, étroits, faisant appel à des qualités de maniabilité à allure réduite. Il convient donc de recueillir les aspirations des différents types de pratiquants pour faire émerger un PDIRM accepté. Cependant, les usagers motorisés hésitent, parfois, à révéler leurs lieux de pratique, de crainte de se les voir interdire.
Les départements expérimentaux accordent la même attention à la prise en compte des objectifs de protection de l'environnement, en limitant dans la mesure du possible, l'existence d'itinéraires traversant des espaces naturels sensibles.

Coût de l'entretien
Le législateur a souhaité confier au conseil général la charge de l'entretien des itinéraires inscrits au PDIRM. Peu d'exemples permettent d'identifier le coût prévisible de ce type d'engagement et il est évident que ce coût sera variable. Face à cette inquiétude, plusieurs représentants de sports motorisés dans les départements expérimentaux
affirment qu'ils effectuent d'ores et déjà cet entretien et pourraient poursuivre leur intervention.

Evaluation des incidences environnementales
Le PDIRM fait partie des plans soumis à évaluation des incidences environnementales.
Il s'agit, de mesurer l'impact environnemental lié à la mise en oeuvre de ce plan, tout comme les impacts qu'il permettra d'éviter ou de limiter. Le
MEDAD et le MSJS accompagnent les conseils généraux pour définir une
méthode, efficace au regard des objectifs de l'évaluation environnementale et réaliste au regard des moyens effectivement mobilisables par les conseils généraux pour conduire ce type d'étude.
claudine.zysberg@ecologie.gouv.fr
eric.journaux@jeunesse-sports.gouv.fr
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Mouss
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jeani2202
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MessageSujet: Re: La FFM, les PDIRM dans la lettre Sports & Nature   Ven 7 Déc à 20:05

c trop long mouss
j'ai vraiment pas la force de lire Crying or Very sad
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greg80
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MessageSujet: mouai!   Ven 7 Déc à 23:06

et oui , je ne sais pas quoi dire, depuis ce soir je vois ça partout sur les sites!

je suis deseperé, je comprend pas pourquoi nous, simples randonneurs du dimanche, faisons sujet jusqua aller instaurer des itineraires,

et pour l'alcool au volant, les choutés etc, ils ne se pressent pas hein!! toujour viser les plus faibles, les plus sinceres etc...

No No Mad Mad Mad Mad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad Crying or Very sad
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Datimact
Pistard
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Localisation : Essonne

MessageSujet: Re: La FFM, les PDIRM dans la lettre Sports & Nature   Sam 8 Déc à 12:00

LES PDIRM en voila encore une M... Evil or Very Mad
Diviser pour mieux régner... telle est la devise de nos institutions... une bonne méthode... Le parcage => la solution ; les PDIRM !

affraid
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Mouss
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MessageSujet: Re: La FFM, les PDIRM dans la lettre Sports & Nature   Jeu 31 Jan à 18:37

Publications à venir en Avril :

"Guide de l'organisateur de raids multisports de nature"

"Guide pratique pour un développement maîtrisé des Sports de Nature : PDESI et CDESI"
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MessageSujet: Re: La FFM, les PDIRM dans la lettre Sports & Nature   Jeu 31 Jan à 19:39

Ce qu'en dit l'Observatoire du Sport en Territoire Limousin :

Les sites de sports motorisés correspondent aux espaces exclusivement dévolus à cet usage, il s’agit la plupart du temps de terrains d’entraînement. Animés par une société commerciale ou une association, ils assurent l’organisation de la pratique localement. On compte 5 sites sur le PNR de Millevaches en Limousin et un dans les Monts d’Ambazac (Saint-Pardoux).
Au-delà de ces terrains d’entraînement, quelques randonnées sont proposées par des prestataires. Ces derniers s’assignent des règles de fonctionnement en limitant le nombre de véhicules, en s’assurant au préalable de leur droit d’usage des chemins utilisés, et participent bien souvent activement à leur entretien. Mais on trouve aussi des prestataires qui ne respectent pas la loi.
De plus, certains usagers « sauvages » viennent pratiquer ces activités de
manière illicite en roulant sur des terrains privés (roulant hors piste) sans
autorisation.
Ainsi, il est important de prendre conscience de l’existence d’une pratique non respectueuse des sites et relativement répandue sur les différents territoires et en dehors, ce qui risque à terme de poser des problèmes de conflits d’usage.
...................
Les sports terrestres sont représentés par davantage de disciplines. Toutefois sur les 13 disciplines concernées potentiellement, seulement 6 comptent des licenciés. Comme au plan régional, l’équitation est la discipline qui possède le plus de licenciés sur le territoire du PNR (36%), suivie du vélo (27%), avec le cyclisme, le cyclotourisme et le VTT et enfin la randonnée pédestre (26%). Les sports motorisés (8%) et le golf (4%) y figurent mais dans une moindre mesure.
.........................
Conséquences environnementales
Concernant l’environnement, le sentiment des pratiquants est partagé. Malgré tout, ils sont une majorité (69%) à considérer que les sports de nature ne portent pas atteinte à l’environnement. Les sports motorisés et le motonautisme sont les disciplines les plus fréquemment citées comme étant les sports qui portent le plus atteinte à l’environnement. Par ordre d’importance, pollution, détérioration des milieux naturels, disparitions d’espèces animales et végétales, nuisances sonores sont les principaux effets négatifs évoqués.
Toutefois, une très large majorité des pratiquants (87%) estime par ailleurs que les sports de nature participent également à la protection de l’environnement, en priorité grâce à la remise en état de certains sites et par l’entretien des espaces naturels. Ils permettent également dans bien des situations de sensibiliser les publics à l’environnement.
_________________
Mouss
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