Mouss Admin

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| Sujet: Les 4 premiers PDESI adoptés Sam 11 Nov à 11:20 | |
| LETTRE DU RESEAU NATIONAL DES SPORTS DE NATURE
Les premiers plans départementaux des Espaces, Sites et Itinéraires relatifs aux sports de nature (PDESI) sont adoptés.
3 PDESI adoptés En mars 2006, une délibération du Conseil Général de l’Ardèche définissait la procédure d’inscription d’ESI au plan départemental et entérinait de fait son existence. Ne manquait plus que la proposition d’inscription de la CDESI réunie le 16 octobre. En juin 2006, le Conseil Général de la Nièvre inscrit ses premiers lieux de pratique au PDESI, sur la base de la proposition de la CDESI nivernaise réunie un mois plus tôt. La Drôme réunira sa CDESI en novembre avec le même objectif. Trois PDESI seront donc adoptés après votes en 2006, dont deux par les « départements pilotes » (l’Ardèche et la Drôme) qui ont engagé l’expérimentation du dispositif dès 2002. Ces trois PDESI s’inscrivent dans le même cadre réglementaire (L311-3 du code du sport), ils ont comme principal point commun de n’inscrire que des ESI pour lesquels l’accès au foncier est garanti (conventions d’usages, délibérations communales le cas échéant…).
Spécificité de chaque PDESI Pour autant, ils se révèlent différents dans leurs modalités de mise en oeuvre.
1 - l’Ardèche Le PDESI ardéchois est le résultat d’un travail collectif engagé en 2002. L’identification des lieux pratiqués, des critères de qualification des ESI à inscrire, de la stratégie à conduire pour en assurer la valorisation et l’animation a été collégiale. Le Conseil Général et la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports ont souhaité associer progressivement l’ensemble des acteurs concernés afin d’aboutir à une copie consensuelle. Pour inscrire les ESI au plan départemental, deux étapes sont nécessaires : un traitement cartographique permet d’identifier automatiquement les structures de gestion territoriales concernées, les superpositions avec les mesures environnementales, l’articulation avec les autres usages récréatifs et prochainement les parcelles traversées ; l’administration systématique d’un formulaire destiné à recueillir, pour chaque nouvel ESI, l’avis de l’ensemble des parties prenantes en amont de leur instruction en CDESI complète cette première analyse ; Si cette procédure est fonctionnelle pour les projets d’aménagements ou de valorisation d’ESI, une instruction plus « légère » est prévue pour les lieux de pratique déjà existants, pourtant majoritaires.
2 - la Drôme Le PDESI drômois s’inscrit dans la continuité de la politique sportive menée par le département depuis 1993. Le Conseil Général cartographie systématiquement via son Système d’Informations Géographiques (SIG), notamment dans le cadre du plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée pédestre (PDIPR), l’ensemble des lieux de pratique sportive de nature sur lesquels il intervient (itinéraires pédestres, équestres, VTT, sites d’escalade…). Ces ESI sont soumis à une grille de sélection environnementale mesurant leur impact. Les autres difficultés (conflit d’usage notamment) sont appréhendées par les services du Conseil Général au fur et à mesure de leur apparition. La CDESI drômoise est sollicitée pour accompagner le Conseil Général dans l’identification de ses orientations stratégiques, instruire les projets de grands équipements et intervenir sur les conflits d’usage récurrents.
3- la Nièvre La Nièvre s’est orientée vers un PDESI plus sélectif, intégrant les lieux de pratique dont le département souhaite assurer la promotion. Moins de lieux de pratique sont inscrits mais ils bénéficieront d’une intervention systématique, positionnant ces ESI comme une “vitrine” au service de l’attractivité du département. La garantie d’accessibilité est centrale mais l’enjeu principal, sur ce nombre restreint de lieux de pratique répondant à des critères de sélection environnementale, sportive et touristique, est de permettre au département de mener une véritable politique touristique, incluant tout autant la gestion de l’offre (les ESI et leurs aménagements), sa valorisation, sa mise en marché et son animation (notamment par un soutien aux prestataires touristiques).
Mise en oeuvre Ainsi, trois PDESI différents sont-ils actuellement mis en oeuvre. Le plan ardéchois, concerté dès l’amont, s’appuyant sur une CDESI bénéficiant d’une réelle capacité de proposition, présente l’avantage d’être consensuel. Le risque de ne pas avoir la capacité de traiter véritablement les lieux à problèmes, sources de conflits d’usages notamment, pourrait être une conséquence non souhaitée de cette approche. Le plan drômois est à considérer comme la continuité des dispositifs existants : un PDIPR multi-activités et concerté depuis 1996 dans le cadre d’une politique de développement des sports de nature approuvée en 2002. Le Conseil Général assume pleinement ses compétences légales avec chacun des membres de la CDESI, de façon bilatérale et historique, avec le risque de minimiser le rôle « pivot » de l’instance CDESI, réunie seulement deux fois par an. Le plan nivernais est positionné comme un outil du développement territorial étroitement lié à la politique touristique du département, avec le risque de la prédominance d’une logique économique et sélective.
Une démarche exemplaire Pour autant, il est indéniable que chacun à sa manière contribue au développement maîtrisé des sports de nature et ce de façon concertée. Ces trois démarches sont exemplaires et feront, à n’en pas douter, des émules. Les informations relatives à ces trois premiers PDESI sont détaillées sur le site internet CDESI/PDESI, accessible, notamment, depuis le site : www.sportsdenature.gouv.fr _________________ Mouss |
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